LP "L'illégalité joyeuse"

by Monsieur Roux

/
  • Compact Disc (CD) + Digital Album

    Version CD Digipack de l'album "L'illégalité joyeuse"

    Includes unlimited streaming of LP "L'illégalité joyeuse" via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    ships out within 2 days

      €12 EUR or more 

     

  • Streaming + Download

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.

      €5 EUR  or more

     

  • Full Digital Discography

    Get all 4 Monsieur Roux releases available on Bandcamp and save 50%.

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality downloads of LP "Chutes de studio et autres cascades", LP "Ah si j'étais grand et beau", LP "Un été caniculaire", and LP "L'illégalité joyeuse". , and , .

      €10 EUR or more (50% OFF)

     

1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
03:05
10.
11.
12.

about

Quatre ans après son précédent disque, Monsieur Roux revient avec un nouvel album "L'illégalité joyeuse", recueil de chansons décomplexées en français aux airs de ballades universelles.
Enregistré et réalisé à Laval par Romuald Gablin, il aura fallu deux ans à malaxer des sons et des mots, essayer, chercher, se perdre et puis peut-être au final se trouver pour arriver à ce résultat.
Un disque d'une diversité musicale rare en "chanson française", comme si à l'instar de la pochette de l'album, on voulait nous signifier que le monde ne serait plus jamais cette carte bien rangée aux frontières tracées à la règle. On passe ainsi de sonorités africaines à des rythmiques brésiliennes, d'un phrasé hip-hop à une chanson pop sans que cela semble poser problème.
Des sons bidouillés apparaissent ici et là, des samples parfois, des compositions faussement simples, un certain goût pour l'expérimentation et au détour d'une chanson (Le chameau ou La vie est dure), on note la référence à quatres garçons dans le vent bien connus.
Le mix de JB Bruhnes (Bertrand Belin, Emily Loizeau, Arthur H…) apportant pour finir le tout une belle lumière à l'ensemble. Douce et mélancolique.

Et puis il y a les textes.

Tendres et corrosifs, ils font mouche une fois de plus. Mais si on retrouve les thèmes sociaux chers au chanteur comme dans le mordant "Pauvre con" ou le facétieux "l'illégalité joyeuse", le propos est souvent moins frontal que par le passé notamment sur le très beau "Jour de gloire" où sur une rythmique mécanique enrobée de cordes, il nous conte l'histoire d'un étrange étranger.
Surtout et c'est la vraie bonne surprise, Monsieur Roux se laisse aller à des textes plus introspectifs et intimes (le touchant "Il pleut des cordes" ou sur "Je reviens à la vie") avec la même acuité que quand il s'agit de décrire ses contemporains.
Et au détour de cette chanson en forme de portrait (Le chameau), il y a cette phrase comme une promesse qu'on se fait à soi même et qui résume très bien ce disque et cet artiste atypique et discret : "Je serais libre sur la tête de ma mère, croix de bois, croix de fer, si je mens, je vivrai en enfer".

credits

released March 4, 2013

tags

license

all rights reserved

about

Monsieur Roux Rennes, France

Achetez et téléchargez ici l'intégralité des chansons de Monsieur Roux. Directement du producteur au consommateur.

contact / help

Contact Monsieur Roux

Streaming and
Download help

Redeem code

Track Name: L'illégalité joyeuse
Je suis snob même si j’ai pas un sou
On peut être pauvre et avoir du goût
L’antimite sur les pulls pleins de tâches
Moi, ça me donne des envies de moustache

Je préfère Zara aux dépôts ventes
Les vendeuses sont plus aguichantes
Elles ont le dentier moins bordélique
Que les filles du Secours Catholique

J’ai pas l’instinct de propriété
Et je suis pas du genre à lécher
Les vitrines des grands magasins
Ca fait pas de moi un assassin

J’emprunte juste un an ou deux
Ce joli pull over bleu
S’il vaut le prix auquel tu le vends
Je te le rendrai nickel dans deux ans

J’ai l’illégalité joyeuse
L’immoralité classieuse
Je ne demande pas, je me sers
Je ne paie pas, je prends
La poire et le dessert,
La crémière et son argent


Amoureux des grands espaces,
Des beaux volumes et des palaces
T’as vu la gueule de mon salon
Ma machine à faire les glaçons

Je me vois bien siroter mon drink
Pendant que bobonne est en cuisine
Avec ses beaux implants mammaires
Qu’elle a eu pour la fête des mères

Mais je dois pas avoir l’air présentable
On me loue que des chambres minables
Commodités sur le palier
Caution des parents exigée

La propriété c’est le vol
Mais je ne suis pas Ravachol
Je vais pas te flinguer, c’est mal élevé
Je ne vais juste plus payer mon loyer

Refrain

Entends-tu les cris d’horreur
De tous les moralisateurs
Tu les reconnaitras sans peine
A la qualité de leur bedaine

C’est pas de la mauvaise graisse de pauvre
Du kebab, du Quick’n Toast
Non, ce qui déborde sur les côtés
C’est du gastro étoilé

Mais quand je vois ce que tu fais
De tout ce que t’as mangé
De coaching en salle de sport
Tant d’effort pour sculpter ton corps

Mais la vie ce sont des choix,
Je te laisse courir vu que t’aimes ça
Moi je prends le menu 3 étoiles
Et c’est toi qui régale

Refrain
Track Name: Il pleut des cordes
E
Il pleut des cordes et à tout prendre

J’en prendrai bien une pour me pendre
A B
À ton cou, que tu ne puisses y prendre tes jambes


On avance à deux dans le noir
On se regarde dans les yeux sans voir
Que ce sont eux qui me diront au revoir

A B E
Tout fout le camp et même toi
A B E (C#m au dernier refrain)
Tout bat de l’aile, rentre chez toi
F#m
Abats-moi,
B
Tant qu’il est temps, encore temps


On danse saouls, sûrs de nous
Sous la pluie chaude du mois d’août
Tu attends les douze coups de minuit
Pour me renvoyer en citrouille

Tête de crapaud, face de grenouille
C’est mieux que rien
Et c’est gentil un batracien

Refrain

Sur ce dance floor de pacotille
Il n’y a que le parquet qui brille
Et sur mon pull
Danse mille pellicules

Sans vouloir vous déranger
J’aimerai voir tout le monde jumper
Tout faire sauter
Et pendre le DJ (copyright Morrissey)

Refrain
Track Name: La vie est dure mais ta peau est douce
Hey ma gueule, t’as vu ma gueule
T’as vu, comme on se sent seul
Tous les deux en face à face
On passe par une drôle de passe

Et mes yeux, t’as vu mes yeux
De la patine, un air plus vieux
Quelque chose dans ton regard
Que tu ne veux pas voir, que tu ne veux pas voir

Vernis social de façade
T’en tartines ta face, camarade
Et tes grands airs de poète
Ca fait rêver les midinettes

Mais il y a rien qui bat,
Plus rien qui se bat
T’es même pas cap de tomber plus bas
Il reste que le bât blesse et laisse
Des traces sur nos jeunesses

Et mes mains, t’as vu ces mains
T’as rien à craindre de ces poings
C’est pas des mains de travailleurs
Même pas des mains de voleurs

C’est rien que des mains de j’en foutre
De branleur qu’a rien à foutre
Que de pleurer sur sa p’tite vie
Ses états d’âme d’artiste maudit


La vie est dure et ta peau douce
Pleure un coup mais faut pas que tu pousses
Toutes ces choses que tu tousses
C’est rien que des restes de soirées mousses

De la poudre au nez pour ta vie molle
Des pilules roses pour que tu t’envoles
Mais t’as les pieds qui collent sur le sol
Il y a trop d’alcool pour que tu décolles

Et mes pieds, t’as vu mes pieds
Et mes pieds, fais moi partir
Fais-moi courir
Fais-moi partir.
Track Name: Les week ends en Mayenne
C Dm
J’aurai aimé ma chérie
G C
Que la chanson dure toute la nuit
C Dm
Que tu restes serrée contre moi
G C
Tu dansais si bien la cumbia

C Dm
J’aurai aimé mon amour
G C
Que la nuit dure toujours
A7 Dm
Mais le matin nous rappelle
G C
Que les nuits les plus courtes sont les plus belles

C Dm
Cela n’aura été qu’un week-end
G C
Un week-end en Mayenne
A7 Dm
Et Laval, se donnait des airs
G C
Se donnait des airs de Buenos Aires


Mais les week-ends en Mayenne
Ça reste les week-ends en Mayenne
Laval peut bien se donner des airs
Ce ne sera jamais Buenos Aires



J’aurai tant aimé tu sais
Que tout ça ne s’arrête jamais
Rester dans ce lit allongé
Ton joli cul rond comme oreiller

Je pourrais ainsi je crois
Mourir en paix après ça
D’avoir vu en dérobée
Un bout de tes tétons dénudés

Refrain

Va-t’en sans te retourner
Ne me regarde pas pleurer
J’ai la cumbia mélancolique
Le tango neurasthénique

Va t’en je t’en prie
Et restons bons amis
Je disparaitrai de ta vie
Mes amitiés à ton mari

Refrain

Elle l’avale et peut bien se donner des airs
Ça ne sera jamais Laure Sinclair.
Track Name: J'habite une rue
J’habite une rue, une voie sans issue
Chambre bon marché, hôtel de sans papiers
Je dors complètement nu dans des lits inconnus
J’attends de m’en aller sur la pointe des pieds

Je repars tous les soirs
À trainer dehors
Je maudis le hasard
Qui me laisse seul encore

J’aurais bien fait mon nid
Dans la chambre mal rangée
D’une fille qui serait jolie
La lumière allumée

J’habite dans un train qui cherche son chemin
Entre RER et grands voyageurs
Lassés des vies de chiens, des troupeaux de bovins
Je pars au grand air et tant pis pour les pleurs

Et je ne sais plus très bien
Si je tombe ou je vole
Si ce que je vois au loin
C’est le ciel ou le sol

Je finirai demain
A coup sûr dans le décor
Et je ne sais plus très bien
Si je ne t’aime plus encore

J’habite une gare, une voie sans histoire
J’attends sur un quai, un train qui ne viendra jamais
Je reste dans le noir, vieux Jules Verne de comptoir
Je regarde sans bouger ma vie s’en aller

Dis-moi si tu sais
Ce que je fais là
Qui de nous reste à quai
Qui est celui qui s’en va

Je resterais, je crois
À chercher encore
Et je ne sais toujours pas
Si il y a une vie avant la mort

Oui, je ne sais toujours pas
S’il y a une vie avant la mort.
Track Name: Le jour de gloire
En attendant que la pluie cesse
Je compte mes nuits sans sommeil
Les jours de froid, les nuits d’ivresse
Les journées tristes sans soleil

Debout, tout seul dans la rue
C’est mon destin que je défie
Mais, mon Dieu, que le froid me tue
Je ne suis pas de ce pays

En attendant le jour de gloire
Et les descentes de Champs Elysées
Je suis une vie sans histoire
Rien qu’un nom sur un papier

En attendant que la vie passe
Et ma place au paradis
Je reste là dans cette impasse
10 Rue des Martyrs à Paris

Dans les histoires que j’invente
Je suis celui qui réussi
Qui sauve l’honneur quand il rentre
Je ne suis plus de mon pays

En attendant le jour de gloire
Qu’entends-tu mugir au lointain ?
Le bruit des barques dans le noir
L’espoir qui nourrit nos chemins

Et quand je ne serai plus rien
Pas même un nom sur un papier
Ce «non» en rouge sur mon destin
Au fer rouge, tu l’as marqué

Et quand j’aurai repris enfin
Ma place au chaud au soleil
Dans ce pays qui est le mien
Je suis étranger pareil

En attendant le jour de gloire
Des lendemains qui chantent enfin
Je te laisserai pour l’Histoire
Mon sang impur sur les mains
Je te laisserai pour l’histoire
Mon sang impur sur tes mains.
Track Name: Peste et choléra
F
Je suis pas d’où, je suis d’ici
C’est ici qu’est ma vie
Gm
Et même si
Je suis pas raccord
Bbm
Avec le décor
Am
La couleur locale
F C7
Côtes de porc ou boucherie hallal


Et si je suis à ma place
Sur aucune photo de classe
Faudra que tu t’y fasses
À me voir en peinture
Accroché sur les murs
Au dessus de la cheminée
Entre les coupes de foot et la photo de pépé

Tu peux bien dérouler tous tes fils barbelés
Décliner tous les fils de mon identité
En mettre des drapeaux
Jusque dans mon cerveau
Des verts, jaunes, rouges
Ou des bleus, blancs, rouges

F Am
Mais je m’en fous pas mal, et me demande surtout pas
Bb
De faire le choix entre la peste et le choléra
Gm Am
Je ne suis pas d’un pays, je suis pas d’une nation
Bb C
Je ne suis pas dans le troupeau avec les moutons

Qu’ils soient noirs ou blancs, je ne fais pas partie du clan
Qu’ils m’appellent mon frère où qu’ils me balancent des pierres
Je fais ma vie sans patrie, et je suis bien comme ça
Il y a pas de pays pour ceux qui n’en veulent pas

Je ne suis pas responsable
Encore moins coupable
Du choix de mes semblables
Des conneries de mes aïeux
J’essaie de faire au mieux
De faire ce que je peux
Avec ce que je suis
Avec ma vie

J’ai compté aujourd’hui tous mes amis
À Marrakech, Tamatave, Montréal, ou Mopti
Des amis lointains plus proches que mes voisins
Avec qui j’ai bien plus que quelques valeurs en commun

Tu peux bien ériger tes églises, tes mosquées
Comme on construit des murs pour ne pas se parler
Prier jour et nuit, même les jours fériés
À poil, voilée, avec un masque de Mickey

Refrain

Est-ce qu’on a le droit au gris
Dans ton monde en noir et blanc
Est ce qu’on a le droit d’être d’ici
Et d’ailleurs en même temps
Est ce qu’on a le droit d’en avoir rien à faire
De la France, de la prendre par devant, par derrière

Je ne me lèverai plus pour chanter tes chants haineux
La main sur le cœur en chœur avec les bœufs
Je ne m’inclinerai plus devant tes saints et tes Dieux
Je ne baisserai plus la garde, je ne baisserai plus les yeux

Refrain
Track Name: Ton postiche te lâche
Ton postiche te lâche
Et se taille, ciao bye
Tu pleurniches dans sa chope
Ça fait mal
Ça fait mal, j’avoue
On ne fait plus le mâle du tout
Là, au fond de ton trou
Tu prends l’eau de tous les bouts

Tu pleures sa peau, sa bouche,
Tu pleures ses loches douces
Tout ne parait plus si beau
Plombé le gros costaud
Allez mon poilu
On est tous un peu foutu
En bas, au bas mot
On est un sacré troupeau

Ton postiche te lâche
Fais tomber la moustache
Ces poils ça donne des airs
Que t’as pas, t’es pas si fier
Tout le monde fait comme si ça va
Mais ça va couci-couça
Arrête ton char Ben Hur
Ton armure se fissure

Allons camarade, bois jusqu’à la mort
Ce rouge qui tache, qui laisse des traces sur ton
Corps
Bois puisqu’il te faudra tout oublier
Les postiches, les moustaches et les jolis pépés

Ton postiche t’a lâché, il a mis les bouts
Là haut sous la soupape, il y a ton cerveau qui bout
Et si la vie te tue ce sera de mort lente
Alors viens, ne pleure plus et rentre ton ventre

On part toi et moi pour Copacabana
Où les femmes sont moins farouches surtout
Quand ce sont des gars
Même si t’es pas beau en maillot, au moins à Rio
T’as dans la poche des euros qui feront des
Heureux mon gringo

Ta postiche te lâche,
C’est fou comme on s’attache
Et comme elles se lassent
Et nous chavirent la calebasse
Tu peux pas rester comme ça
T’es déjà au plus bas
Buvons la tasse mon poto
Et remontons en haut
Track Name: Pauvre Con
À toi les boulots de trimards
Trois huit, tarif smicard
Travail à la chaine
C’est inscrit dans tes gênes

À moi les grandes écoles
Où on m’apprend, pas de bol
À faire que tu tiennes
Bien, bien attaché à tes chaines

À toi, les HLM’s crasseux
Ascenseur un jour sur deux
Et dans la cage d’escalier
Commerce de proximité

À moi, la belle maison
La vie en rose, en pavillon
Et entre toi et moi
J’ai construis une quatre voie

Parce que toi, tu peux pas,
Tu peux pas, tu peux pas avoir tout ça, non
Tu peux pas, tu peux pas,
Mais, comme tu dis «c’est comme ça»
Pauvre con,

À toi les années sans vacances
Et les années jour de chance
Camping à la mer
Vue sur les sanitaires

À moi les palaces quatre étoiles
Paradis tropical
Et massages et cocktails
C’est toi qui les paies

À toi la vieille bagnole
Les soucis dans l’alcool
Ta femme qui s’engraisse
Ces grossesses dans les fesses

À moi les blondes refaites tout,,
Des pieds à la tête, tout
Regarde comme elle est belle
Dans mon cabriolet

Refrain

À toi les interdits bancaires
À moi, les actions financières
À toi les huissiers
À moi les intérêts

À toi les sacrifices
À moi les bénéfices
Au dessus de toi l’injustice
À mes pieds, la justice

À toi le champ d’honneur
À moi la légion d’honneur
À toi les raisins de la colère
À moi les raisons de pas s’en faire

À toi la résignation
À moi les millions
Car tu la connais la chanson
La chanson des pauvres cons.

Tu peux pas, tu peux pas
Tu peux pas avoir tout ça
Tu peux pas, tu peux pas
Mais comme tu dis c’est comme ça
(x2)

Pauvre con.
Track Name: La chanson du chameau
Je suis depuis longtemps comme un chameau fatigué
Les pieds qui trainent au vent, sans savoir où aller
En attendant l’orage, je m’entraine à pleurer
Les larmes de rage, que j’avais apprêté

Etre ou ne pas être j’en ai rien à secouer
Je ne me prends pas la tête comme ces garçons ratés
Qui ressassent sans cesse leurs vieilles rengaines
Est ce qu’il y a une vie qui vaille la peine

De pleurer comme un enfant
De sacrifier sa mère
Sur la tête de laquelle on ment
Pour narguer le père
Le bon dieu, les sacrements
J’en fais mon affaire
Ce ne sont jamais les méchants
Qui brulent en enfer

J’ai toujours aimé les questions sans réponse
La vie sans façon et dormir en quinquonsse
Serré contre toi et l’odeur de tes pieds
Les bons petits plats que ne me faisait pas mémé

Un jour viendra et, je serais grand
J’aurai une cheminée pour m’assoir devant
Dans un fauteuil en cuir, dans une maison bleue
Je fumerai la pipe et je serais heureux

Je regarderai dehors, et même si il n’y a rien
Qu’un soleil qui s’endort dans un grand jardin
Ce sera beau, pourtant
Ce sera déprimant
La vie en sépia, c’est bien emmerdant

Ce sera beau pourtant
Ce sera comme avant
La vie en sépia c’est bien emmerdant
Je resterai longtemps comme un vieux chameau
A préférer le vent et le manque d’eau
Le bruit de la nuit aux chants des oiseaux
Il n’y rien de plus beau qu’un ravin vu d’en haut

Vieille tête pleine d’eau, haleine de militaire
Je finirai clodo, plutôt que millionnaire
Mais je serai beau, même mis en bière
Et je serai libre, sur la tête de ma mère

Oui je serai libre, sur la tête de ma mère
Croix de bois, croix de fer
Si je mens, je vivrai en enfer.
Track Name: La dernière pluie
On n’est pas né de la dernière pluie
Ni de la première non plus d’ailleurs
On sera pas en lice pour le premier prix
Ni pour l’oscar du meilleur acteur

On marquera pas les grands esprits
La terre s’arrêtera pas de tourner
Quand on sera parti, fini, fini
Elle tournera la page sans se retourner

On n’est pas né sous une bonne étoile
Mais sûr, sur la même planète
Où les bonnes fées se sont fait la malle
Laissé en plan nos p’tites têtes

On a les mêmes bleus au corps quand on se fait mal
Les mêmes bleus à l’âme quand elles nous jettent
Les mêmes larmes que l’on ravale quand on nous appuie sur la tête

On n’a pas vraiment choisi d’être là
Mais puisqu’on y est, on y reste
On prendra ce qu’il y a prendre et méfie toi
On se contentera pas des restes
On fera le point entre ta morale et tes lois
Entre ce qu’on nous doit et ce qu’on nous laisse
Entre les bons points et les tapes sur les doigts
Les livres de fesses ou les livres de messe

On n’est pas né de la dernière pluie
Ni de la première non plus d’ailleurs
On n’est même pas sûr d’être bien fini
Mais on fera comme si pour que t’aies pas peur

Pour que tu dises que je suis gentil
Même si j’ai pas inventé le fil à couper le beurre
Pour que tu dises «comme il sourit
Il en faut peu pour faire son bonheur»

Et nous les pauvres mecs, les braves gens
Les grands débiles et les paumés
Si on sourit c’est pas qu’on est content
C’est juste qu’on en a rien à secouer

D’être tout derrière ou en avance
D’être le premier ou bien le dernier
Puisque tout est joué, perdu d’avance
Autant se faire prendre du bon côté

Allez remballe ta quincaillerie
Tes grands discours, ta bonne conscience
Ton mérite, ta démocratie
Ta lutte des classes est un peu rance

Faudrait pas nous prendre pour des cons
Et nous faire, du sentiment
On veut pas de ta révolution
Mais l’argent qu’y a dans la boite à gants

On n’est pas né de la dernière pluie
Ni de la première non plus d’ailleurs.
(x2)
Track Name: Je reviens à la vie
Je reviens à la vie
Pas comme sur un cheval, pas comme un cowboy
Un peu comme un bandit
Échappé du bagne pour un dernier hold-up

Je reviens à vous les amis,
Pas de larmes, non, on est des hommes
Qu’on garde pour la nuit,
Nos états d’âmes et nos montées d’hormones

Vous, qui me plaisiez, et vous le saviez vous
J’étais de fou de vous parler, fou
Fou de vous à lier, c’est tout

Je reviens en vilain sac à vin
Chargé pour un dernier tour de piste
Des mains qui me disent «Allez viens»
Des bras en forme de précipice

Je reviens avide de ces riens
Regarde un peu comme ils me remplissent
Comme on est bien au matin
Comme les filles sont belles quand elles sont tristes

Refrain

Je reviens de tout à vrai dire
Pour le meilleur et pas que pour le pire
Je reviendrai de vous, c’est dire
Ce que l’on peut mentir pour un sourire

Je reviens à la vie
Je reviens à vous aussi